P R E S E N T A T I O N

A propos de la compagnie
Chronologie
La Méditerranée vue par Nedjma
L'esprit du théâtre Nedjma
Le conte selon Moussa Lebkiri
Extraits de presse
Moussa Lebkiri selon d’autres auteurs  




A  P R O P O S   D E   L A   C O M P A G N I E



Depuis sa création la compagnie donne l’empreinte d’un théâtre de proximité avec cette nostalgie du populaire. Un théâtre simple mais d’une extrême vigueur, qui aime à taquiner son public et à le faire participer aux représentations.

… Jusqu’en 1982, la compagnie va traverser l’Europe. 1982 marque le tournant de Nedjma, Moussa Lebkiri reste seul et se tourne vers des textes solo. Il adapte Une vie d’algérien, est-ce que ça fait un livre que les gens vont lire, d’Hamed Taraoui. Son spectacle, Et moi je suis resté comme une chaise obtiendra un franc succès – prix du meilleurs texte à Cannes en 1984. Commence alors pour Moussa Lebkiri l’écriture d’un livre sur son enfance kabyle : Une étoile dans l’œil de mon frère. Adapté au théâtre sous forme de contes, il enchantera le public et obtiendra le prix du meilleur texte au Festival de la francophonie à Ivry, et le prix du Jury au Mai Théâtral de Strasbourg remis par Jean-Pierre Chabrol…

Erwan Boubet – Le Dauphiné Libéré



C H R O N O L O G I E



1976 – Moussa Lebkiri fonde le théâtre Nedjma qui se fait remarquer dès l’année de sa création au Festival d’Avignon, où il se produit dans la rue.

1998 – Renaissance des contes érotiques du XIIIè. et XVè. siècles dans le spectacle : “ Le Jardin des roses et des soupîrs “ qu’interprète avec humour et sensualité Moussa Lebkiri.

1999 – Création du spectacle : “ Kif-kif piment comme il respire “ tiré de ses deux livres : Une étoile dans l’œil de mon frère et Bouz’louf tête de mouton.



L A    M E D I T E R R A N E E   V U E   P A R   N E D J M A



La compagnie s’intéressera à des auteurs méditerranéens pour mieux les faire connaître à son public. Elle fait découvrir ainsi au Festival d’Avignon l’un des auteurs les plus populaires de l’Egypte contemporaine qu’est Ihsan Abdel Koudous avec Le voleur d’autobus, œuvre portée au cinéma, puis Dris Chraïbi avec Une enquête au pays ou encore Rachid Boudjedra avec L’escargot entêté, etc…



 L 'E S P R I T   D U   T H E A T R E   N E D J M A



La compagnie va porter toutes ses œuvres vers des gens qui ne vont pas forcément au théâtre. Ainsi elle va côtoyer des sensibilités diverses et se forger un esprit de théâtre, un peu à la façon de Molière où bien de Kateb Yacine.



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LE CONTE SELON MOUSSA LEBKIRI


Le conte n'a besoin d'aucun artifice, ni de clinquant, il est modeste. Si l'histoire veut bien de vous, il vous suffira de l'inviter, de la mettre en bouche la mâcher et de la raconter. Mais attention mettez y du cœur et de la joie. Tenez pour la raconter, mettez-vous là, au coin d'un feu, ou d'un arbre à palabres ou pas labre du tout. Près d'un lit, au coin d'un bistro, dans un desert même, ou encore dans un théâtre. Mais sans trop de lumière, cars la lumière est déjà dans le conte. Là ouvrez la bouche, non pour faire "aaaah" mais pour dire "il était une fois, ou amachaou..." la formule quoi ! et quand les oreilles sont bien ouvertes servez dedans tout frais tout chaud, les mots doivent coulés, chatouillés, gargouillés, ratatouillés, touillé enfin faire du bien...

le conte est un peu comme un remède dont les mots guérissent l'âme, ils sont néccessaire, utiles et surtout rendent intelligent, vaillant. Et s'ils sont le privilège des gens de goût et d'esprit, néanmoin il s'adresse à toutes les classes sociales. Les contes npus invite au rêve, au voyage, à la réflexion, s'ils nous font parfois peur c'est pour mieux nous délivrer de l'effroi.

C'est pourquoi moi Moussa j'en fais mon métier et suis un conteur qui conte bien sur vous.




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E X T R A I T S   D E   P R E S S E




…Les conteurs sont une espèce en voie de disparition. Rien à voir avec les bavards cathodiques qui fatiguent le verbe, éreintent l’imaginaire, laissent amnésique la mémoire collective.
Une étoile dans l’œil de mon frère de Moussa Lebkiri renoue avec l’art narratif d’antan… îl sait, avec tact, drôlerie et une certaine gravité, évoquer une Kabylie quotidienne et lointaine, quand les vieux se souvenaient de la colonisation, quand les femmes ramassaient les olives.
Est- ce un gamin qui poursuit le soleil et les sauterelles du passé ? Est-ce l’enfance universelle ?
Un rébus magique écrit, joué par Moussa Lebkiri et son complice Nasredine Dalil (saxo, ney, bendir et derbouka).

Franck Tenaille – Le Nouvelle Observateur

Moussa Lebkiri est de la lignée des grands conteurs, espèce en voie de disparition et qu’il faudrait songer à protéger…

Serge Vollmar – Le Méridional

… Il a le goût du danger, du mot qui glisse, se risque et fait mouche : c’est la folie dans ce qu’elle a de sublîme, de merveilleux et d’élégance… Moussa Lebkiri est conteur-comédien à multiples facettes…

Virginie Recolin – Le dauphiné


…Entre l’évocation de sa plus tendre enfance dans le quotidien de la Kabylie et son arrivée à Paris à l’âge de 9 ans, Moussa Lebkiri berce son public de métaphores tendres et poètiques, en retrouvant son regard d’enfant pour conter la magie de son parcours…bref un spectacle rare, sensible et envoutant…

W.A.G - Le Provence


…Moussa fait circuler une chaleur dans la salle. On a l’impression d’effectuer le voyage en Kabylie, de pénétrer dans un monde encore préservé. De goûter ces dates et ces figues sèches qu’il offre à l’entracte et de humer le parfum de la menthe sauvage

Chantal Gibert – Sud-Ouest



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M O U S S A   L E B K I R I   S E L O N L E S   A U T R E S   A U T E U R S



“Moussa Lebkiri n’est pas un rabâcheur de vieux folklore, même africain… îl nous fait entrer sur la pointe des pieds, sur le chaud du cœur, au sein de son village d’aujourd’hui. C’est simple, c’est beau, c’est bouleversant comme le sable trop fin qui coule inexorablement entre des doigts qui allongent, qui plissent, qui raidissent. Tendre et drôle, Moussa a créé un langage, c’est Ramuz, un Giono de là-bas. Nous comprenons enfin de l’intérieur tout ce qu’on nous explique en vain depuis si longtemps avec des jargons, des gros mots, trop gros!… Merci Moussa.”

Jean- Pierre Chabrol



“ Moussa fait partie d’une jeune génération de créateurs algériens qui font honneur à leur territoir d’origine (…). Il est l’orpailleur des mots, le chercheur azimutal de la langue française et le chantre du parler à la manière de nul autre pareil. Les mots, il les traque et les poursuit, il les dévide, les déplace sur un tapis volant ou roulant…

Malek Chebel


J’ai toujours rêvé d’être comédien… J’aurais aimé devenir comédien. Comme Moussa. Je l’ai rencontré pour la première fois en janvier dernier, à l’aéroport de Madrid. Nous étions invités pour une semaine par l’Institut Français. Une poignée de mains, quelques regards furtifs, deux ou trois mots simples, en somme une complicité sans commentaire… Dans le monde cruel qui nous serre de plus en plus, il faut faire de la place aux conteurs et aux poètes… " ami, ton enfance je la reçois comme un cadeau…

Azouz Begag


“J’ai connu Moussa Lebkiri au Festival d’Avignon en 1988. Moi, je contais des contes que j’avais adaptés de ma tradition orale haïtienne, lui, évoquait son enfance kabyle dans sa langue et son imaginaire poètique. J’ai découvert son imagination débridée et créatrice, la “non servilité” car il a, comme Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant, la même rage constructive à chahuter la langue française pour lui donner une autre dimension, la nôtre francophone…”


Mimi Barthélémy

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